Dès l’intro, on sent l’étape qui est passée dans le traitement de sa voix.
Je suis toujours très attentif aux intros, ça peut littéralement me faire skip un projet si je n’y accroche pas. Or, celle là est réussie ; on entre directement en immersion dans l’univers de Kahila, l’émotion passe. En enchaînant avec Ces Airs, on continue le voyage. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça débite des paroles. On ne retient pas forcément beaucoup de punchlines ni d’enseignementns, mais c’est agréable d’avoir une vraie matière, un vocabulaire et des références propres à elle seule.
Kahila ne fait pas une musique générique et elle le confirme avec ce projet.
Ici on est vraiment sur un EP presque conceptuel, du moins sur un mood : le spleen. Ca fonctionne bien, mais on a envie que ça décolle. On a envie du hit. On l’aura sans doute par la suite.
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Elle est de la nouvelle vague, mais elle ne fait pas de la plug.
Cette phrase issue de la track éponyme au projet résume bien la direction empruntée par Kahila. Des prods d’avant-garde qui sortent des sentiers battus, un traitement de voix inspiré de la génération digitale… mais pas d’overlap ni d’attermoiements sur ses émotions. Lyricalement, on est sur une proposition pus « traditionnellement » rap : ça parle d’ambition, de rue, ça egotrip.
Bref, on est dans la nouvelle génération mais on n’a ni l’impression d’écouter Laylow, ni d’écouter La Fève, ni d’écouter Ninho… mais peut-être un petit peu de tout ça avec une réelle appropriation de chaque code.
C’est loin d’être un projet parfait ; il y aurait sans doute des titres à jeter, un mix à parfaire, un traitement de voix à préciser… Mais le potentiel que ce premier projet laisse entrevoir est vraiment bon.
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