Voilà un artiste qui a un profond respect pour le format album.
EDGE a déjà sorti plusieurs projets, dont le très bon long format OFFSHORE, mais De janvier à janvier est présenté comme son premier album. Et on sent à quel point il a mis des ambitions dedans, pour en être fier à tout moment de sa vie.
Le premier point notable, c’est sans doute le cadre qui semble être donné aux paroles, beaucoup moins négatives et autodestructrices que dans ses précédents projets. Non pas qu’EDGE semble avoir résolu tous ses problèmes, loin de là. Dans Nobody, il parle à nouveau de ses addictions et de cette sobriété qui le tétanise. Le morceau leur est même dédié, mais une morale positive est portée par l’interprétation et l’accompagnement instrumental. En gros, le feeling est moins badant, et on perçoit clairement la notion d’accepter, de parler et de vaincre ces démons.
Comme souvent, mais peut-être plus encore, EDGE adresse aussi l’état du monde actuel, qui vient d’ailleurs expliquer ce conflit avec la sobriété. « Plus personne se comprend on dirait qu’on construit Babel », c’est une phrase qui explique sa volonté de se mettre à l’écart, dans sa bulle. C’est le pouvoir qui est responsable de la misère et c’est l’unité populaire, contre les tendances autoritaires, qui forment le contre-pouvoir. Ainsi, l’interlude et Opps & 17 featuring Oldpee sont un point culminant du projet comme si la colère était la clé.
Précisions, politiquement il n’y a rien qui puisse provoquer le mindfuck ; on reste sur des positions relativement banales, mais bien dites et omniprésentes.
Les titres avec Ben PLG et Toothpick sont de véritables leçons de rap. C’est un festival de flows et de lines, je vais même pas m’aventurer à décrire. Juste concernant Tootphick, le coup de la tendinite on me l’avait jamais fait : c’est ça qu’on attend des rappeurs ; pas nécessairement dire des nouvelles choses, mais d’une nouvelle manière.
Sur 16 titres, on plonge vraiment dans un univers cohérent, dans la bulle dont il nous parle tant. On passe par plusieurs émotions, il se passe des choses textuellement et musicalement, comme sur l’outro qui clôture magistralement (mais sans chichi) ce projet.
la frappe à las vegas
Visiblement un prélude à l’album qui suivra, cet EP est déjà extrêmement satisfaisant.
EDGE qui a toujours su transmettre sa mélancolie parvient à réinventer la forme, avec des compositions plus organiques. Attitude irréprochable, lyrics cohérentes, interprétation parfaite que ça rappe ou que ça chante.
Je sais pas dans quelle mesure j’ai apprécié la présence de thaHomey dans ce projet, les flows sont tellement différents qu’on sort un peu du délire. Par contre, très bonne connexion et c’est un bon titre de playlist. A l’inverse, le featuring avec Enfantdepauvres a sonné comme une évidence ; mais ce n’est pas leur premier (écoutez aussi Waze !).
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Une summer tape spontanée et sympa, très fortement portée par le titre LA NOYADE, un classique de mes soirées personnellement.
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